Émotions

Kinésiologie et émotions à Lyon

Mettre des mots sur ce qui se passe, écouter les sensations et expérimenter d'autres façons de traverser les moments difficiles.

Questions / Réponses

Que signifie pour vous « être débordé(e) par ses émotions » ?Parfois l'émotion nous submerge. Dans nos sociétés, il est d'usage de traiter l'émotion comme quelque chose à maîtriser. On parle de "gestion des émotions" comme si c'était quelque chose de mathématique. Une émotion nous "déborde" lorsqu'on est en lutte contre elle ou lorsque notre système nerveux s'active parce qu'il associe à l'émotion une notion de danger. La kinésiologie sert à déconstruire cette idée. Je ne gère pas mon émotion, je l'écoute, je l'accueille et je l'assume car l'émotion fait de moi quelqu'un de plus éclairé, plus ancré et plus résilient.
Pourquoi peut-on comprendre intellectuellement quelque chose sans réussir à le dépasser ?Le corps, l'émotion, la Raison travaillent ensemble pour créer une carte du Monde qui leur permette de nous mettre en sécurité. Parfois, certains blocages empêchent l'accès à certaines informations. Il est assez typique que, dans notre société en particulier, ce soit le cerveau qui prenne le contrôle pour nous mettre à l'abri. Nous intellectualisons pour mieux comprendre et prévenir le danger. Avec l'aide de psychologues ou de psychiatres, on peut faire un travail profond pour mettre du sens sur ce qui nous arrive. C'est indispensable pour assimiler l'information mais parfois, ce n'est pas suffisant. Le corps ne suit pas car le système n'a pas été mis en sécurité et continue à faire résonner l'alerte. Par rétroaction, le corps envoie un signal de détresse et tout le travail d'intellectualisation ne suffit pas à nous replonger dans un état de panique. La kinésiologie intervient alors pour mettre le système "à jour". Le danger appartient au passé. Je peux assimiler physiquement que l'alerte n'est plus nécessaire grâce à un travail sur la sollicitation de certains muscles, le massage de certains points, les mouvements oculaires, etc.
Que faites-vous lorsqu'une personne dit : « Je ne sais même pas ce que je ressens » ?Un travail d'harmonisation est alors nécessaire pour la reconnexion aux émotions. Le système s'est protégé de ses émotions pour une raison. Une fois cette raison identifiée, on peut travailler sur le corps pour l'aider à intégrer que cette mise en sécurité n'est plus nécessaire et reconnecter les différents systèmes entre eux: corps/cerveau/émotions.
Est-ce qu'une émotion doit forcément être supprimée ?Il faut imaginer que l'émotion agit comme un messager. Elle arrive pour une raison bien spécifique et son objectif premier est de nous mettre en sécurité. Elle ne doit donc jamais être supprimée. Lorsqu'elle est insoutenable ou qu'on n'a pas été équipé pour l'assimiler, notre système peut décider pour nous de nous mettre à l'abri en nous dissociant de notre corps et nous priver, donc, de toute émotion. Ce blocage peut survenir sur toutes les émotions à la fois, ou sur une émotion bien spécifique si celle-ci a été associée par la répétition d'événements traumatiques à un danger. Le travail de la kinésiologie est alors de faire baisser l'alerte, de rompre le lien d'association entre l'émotion et le danger et de permettre au système d'avoir à nouveau accès à cette émotion et à l'information associée.
Comment distinguez-vous émotion, pensée et sensation corporelle ?Naturellement. Lorsque ça n'est plus aussi évident, on peut faire une série d'exercice d'identification en séance. En réalité, le plus important n'est pas de savoir d'où vient l'information mais bien de la recevoir sous toutes ses formes pour pouvoir prendre une décision éclairée. Tous les systèmes travaillant ensemble lorsqu'ils sont à l'équilibre, on peut avoir une même information sous plein de formes en même temps. C'est ce qui permet d'avoir une carte du Monde la plus complète et juste possible.
Quelle place donnez-vous aux souvenirs et aux situations déclenchantes ?Lorsqu'on est en mode réactif, on n'a plus le choix, on n'est plus dans le pouvoir. La kinésiologie n'a qu'un objectif: rendre au client/ à la cliente son pouvoir d'agir. Les situations déclenchantes continueront à activer le client/ la cliente, mais cela ne doit pas lui enlever la possibilité d'agir ensuite en conscience. Si je réagis, alors je n'ai plus le contrôle. Mon système s'active malgré moi et je ne suis pas aligné/e avec ce qui se produit. Lorsque mon système ne s'active plus, les situations déclenchantes sont traitées en connexion avec mon émotion, mon instinct, mes connaissances, mes expériences et j'en tire le meilleur parti pour moi. On ne cherche pas à lisser l'expérience ou à ne plus vivre que dans l'indifférence. On cherche à pouvoir vivre avec la même intensité mais en gardant tous nos moyens.

À tester chez vous : 3 actions, 3 mouvements, 3 respirations, 3 points

3 actions

  1. Nommer l'émotion et lui faire dire une phrase. Parfois il est difficile d'identifier son émotion. Une émotion peut même se cacher derrière une autre sans qu'on s'en aperçoive. Le premier exercice consiste à identifier la première émotion. Ex: la colère. Et à lui faire dire une phrase: "je suis en colère parce que je trouve que cette situation est injuste." Puis enchainer avec la tristesse, par exemple, et ce même si on ne l'a pas identifiée. "Je suis triste parce que je me sens rejeté/e." Puis la peur "J'ai peur de me retrouver toute seule." Une fois qu'on a fait le tour, on peut plus facilement dire son besoin. Plutôt que de me mettre en colère, j'entends que j'ai surtout vraiment besoin de me sentir écouté/e et soutenu/e. Je peux le dire à la personne avec laquelle j'ai eu cette conversation.
  2. Sortir de son émotion en faisant le petit pas de côté. Parfois je me sens complètement submergée par l'émotion. Je me sens lutter, parfois même physiquement: comprimer ma poitrine, serrer la mâchoire,... pour ne surtout pas la laisser passer parce que ce n'est pas le moment, parce qu'elle est trop grosse, parce que c'est dangereux... Je me mets en sécurité en me laissant porter. Je m'isole et je ferme les yeux. Je prends une grande inspiration par le nez et je souffle leeeeentement par la bouche. Je laisse mes bras pendre le long de mon corps et j'imagine qu'une vague arrive, mais je me laisse porter par l'eau. Sur le dos, j'imagine le ciel bleu au dessus de moi. L'émotion me traverse mais elle ne me submerge plus, elle glisse sur moi comme l'eau sur ma peau. Je sens ce qu'elle provoque dans mon corps mais je ne lutte plus. Je pleure si les larmes montent, je laisse ma gorge se serrer et je souffle doucement pour l'aider à se détendre. Je peux aussi faire un son profond "mmmmm" pour lisser mes muscles. J'accueille toutes les sensations et j'accepte que cette émotion m'emmène au large pendant un temps, confiant qu'elle me ramènera à terme vers le sable chaud. Je ne lutte plus, je ne me fatigue plus. Cette émotion aura un temps puis elle me laissera me reposer en paix.
  3. Cette fois, je sens l'émotion comme une énergie qui m'active, comme quelque chose qui provoque un surgissement d'énergie incontrôlable, comme une anxiété insupportable qui me donne envie de courir. Je dois évacuer cette tension. 2 options: 1: je cours - je sais, c'est contrintuitif parfois (en particulier si je sens que ça monte en moi mais que je suis figé/e) mais c'est essentiel ou 2. Je me dirige vers un évier et je m'asperge le visage soudain d'eau froide. Ca permet d'accélerer l'accélération soudaine du rythme cardiaque et l'arrivée de l'énergie vers le cerveau qui, en réaction, envoie des endorphines pour calmer le coeur et réactiver la respiration profonde.

2 étirements

  1. S'allonger et serrer tous les muscles de son corps; les mâchoires, les poings, les pieds, les bras, les jambes, les fesses, puis relâcher. Refaire plusieurs fois. Enfin, se relever et secouer tous ses membres en conscientisant bien toutes les énergies inutiles, les tensions, les frustrations, les projections des autres que j'évacue.
  2. Le tapping; je sens que l'émotion monte, je tapote chacun des côtés intérieurs de mes doigts avec mon pouce.

Respiration

  1. Respiration abdominale lente: je mets une main sur mon sternum, au niveau de mon plexus. J'essaie d'inspirer en poussant sur ma main, puis d'expirer en creusant au niveau de ma main. Je répète mais en inversant: j'inspire en creusant le plexus et en gonflant le ventre, j'expire en gonflant le plexus et en creusant le ventre. Je reproduis plusieurs fois cette deuxième respiration.
  2. =

3 points d'acupression

  1. Yintang.
  2. PC6 / Neiguan.
  3. HT7 / Shenmen.
Acupression : les points ci-dessous sont issus de la tradition de la médecine chinoise. Présentez-les comme des pratiques traditionnelles de bien-être, pas comme des traitements démontrés.