Sommeil

Kinésiologie et sommeil à Lyon

Quand le corps est fatigué mais que l'esprit ne décroche pas, comment créer les conditions d'un retour au calme ?

Synthèse illustrée : quatre regards sur le sommeil

Questions / Réponses

« Je suis fatigué(e) mais je n'arrive pas à dormir » : que faire ?Le sommeil est une période essentielle du cycle chronobiologique. Sans sommeil, les batteries ne se rechargent pas. Les effets sont devastateurs aussi bien sur le corps, que sur le plan hormonal et psychologique. Lorsqu'on est épuisé et qu'on n'arrive pas à dormir, c'est que le système nerveux est en alerte. Les hormones chargées d'enclencher le sommeil sont défaillantes ou insuffisantes face à la quantité des hormones de stress et d'éveil. Cela provoque irritabilité, hypersensibilité, baisse de la motivation et de la libido, troubles de la concentration, prise de poids, synthèse des aliments plus lentes et donc potentiellement carences. Mais surtout, cela peut nous entraîner dans un cercle vicieux: plus je suis en alerte, moins je dors et moins je dors, plus je suis stressée. C'est pour ça qu'il est essentiel d'aller étudier les raisons pour lesquelles le système ne se permet pas d'entrer en état de repos. En séance, on a souvent également recours à l'horloge des organes qui permet de déterminer en fonction de l'heure des manifestations quels peuvent être les organes concernés.
Quelle place ont les habitudes, les pensées et les sensations corporelles ?En médecine chinoise, le déséquilibre des méridiens et des organes ou ambiances associées peut suffire à provoquer le dérèglement du sommeil. Par l'observation des pensées en ressassement (Rate en déséquilibre, par ex), les déséquilibres hormonaux (excès de cortisol, manque de mélatonine,...) ou encore respiratoires (oxygénation du cerveau), on peut commencer à dresser un portrait plus précis des sujets à l'origine du sommeil perturbé ... C'est ce qu'on va venir étudier en séance en investigation sur le corps, la circulation des énergies et les blocages psycho-émotionnels passés et présents.
Que proposez-vous comme expérience simple avant le coucher ?Pour ralentir le système, sortir du système autonome pour enlencher le système parasympathique, plusieurs méthodes sont utiles. Faites l'expérience de la respiration consciente, pour commencer et observez comme l'inspiration accélère le rythme cardiaque en gonflant votre poitrine alors que l'expiration ralentit le coeur et dénoue les tensions de votre dos. Explication: L'inspiration active le système nerveux sympathique, alors que l'expiration enclenche le système nerveux parasympathique, permettant au corps de se détendre et s'apaiser. Je recommande donc de faire des inspirations plus courtes et des expirations plus longues (inspiration en 4 temps, maintient en 4, puis expiration en 8 temps, par exemple) pendant 5 à 10 minutes et d'observer un instant les effets sur votre corps. La méditation, les exercices d'étirements et certains points d'acupressure bien spécifiques viennent compléter cet apprivoisement du corps avant le coucher.

À tester chez vous : 3 actions, 3 mouvements, 1 respiration, 3 points

3 actions

  1. Créer un rituel du soir apaisant: Associez au coucher une odeur bien spécifique type une brume d'oreiller qui ne sert que pour le coucher.
  2. Cligner rapidement des yeux pendant 30 secondes, puis fermez les. Les muscles de vos paupières vont, en réaction à la surstimulation, chercher le repos.
  3. Écrire trois choses positives de la journée OU trois choses à faire OU trois choses qui vous chagrinent. Il existe en Finlande la "Worry Time", une heure en fin de journée consacrée à l'expression de ses soucis, de sorte qu'on puisse aller se coucher l'esprit et le coeur tranquille. Confier ses soucis, c'est apaiser son système pour lui permettre de temporiser, reporter à plus tard les événements qu'il n'a pas pu assimiler. De même si vous vous réveillez la nuit: ne cherchez pas à vous rendormir mais levez vous. Allez vous installer avec une lumière douce quelque part pour bouquiner ou écrire toutes les pensées qui vous viennent. Ces réveils étaient autrefois appelés "heures de l'inspiration divine" car cétait le temps privilégié pour les génies et les artistes qui profitaient de ce temps entre deux phases de sommeil profonds pour accéder à des idées exceptionnelles auxquelles ils n'avaient pas autrement accès au milieu des soucis du quotidien. Cette période en dehors du bruit et de l'agitation pourrait bien vous apporter à vous aussi votre lot de révélations. Puis, dès que le sommeil vous appelle, retournez vite vous coucher.

3 étirements

  1. Étirement doux de la nuque: s'asseoir droit sur une chaise ou se mettre debout sur des jambes en appui stable. Placer une main sur l'épaule opposée. Tourner la tête du côté où est la main. Inspirer profondément par le nez puis souffler doucement en tournant la tête du côté opposé de la main. Poser la main opposée sur l'épaule du côté du visage. Inspirer profondément puis souffler doucement en tournant la tête vers le côté opposé à nouveau. Cette fois, essayer d'étirer le visage un peu plus vers l'arrière. Recommencer en exagérant un peu plus l'amplitude à chaque passage.
  2. Étirement du dos, genoux ramenés doucement sur le torse. Rotation du bassin en 8 couché, puis bascule des jambes côté gauche. Regarder droit devant soi, ouvrir les bras en croix puis étirer la tête du côté droit - opposé au côté des jambes. Inspirer profondément par le nez et basculer les jambes pliées de l'autre côté (côté droit) en ramenant le regard droit devant vers le plafond. Tourner la tête du côté opposé aux jambes ( à gauche) et inspirer profondément. Prendre plusieurs inspirations calmes par le nez de chaque côté.
  3. Étirement doux des hanches: s'allonger au sol et placer les jambes à la perpendiculaire contre un mur. Respirer profondément en inspirant par le nez et en expirant par la bouche.

1 respiration

  1. Respiration 4–4-8-4.

3 points d'acupression

  1. Yintang : entre les sourcils.
  2. Anmian : zone traditionnelle derrière l'oreille.
  3. KI1 / Yongquan : centre de la plante du pied.