Questions / Réponses
Comment reconnaissez-vous que quelqu'un est réellement sous stress ?Les manifestations du stress sont nombreuses: élévation du rythme cardiaque, troubles du sommeil et de l'oxygénation, tensions posturales (notamment de la chaîne posturale arrière), bruxisme, troubles digestifs et de l'alimentation... L'élevation du taux de cortisol en réponse au stress provoquent en plus l'oxydation des cellules qui entraîne un vieillissement prématuré de tous les organes du corps. En compensation au stress, on peut développer certaines addictions ou comportements compensatoires.
Pourquoi certaines personnes s'effondrent-elles après une période où elles semblaient tenir bon ?Le stress n'est pas nocif en soi. Il est destiné à mobiliser l'énergie du corps pour parvenir à atteindre un objectif fixé. Il devient nocif lorsque l'objectif est sans cesse renouvelé, sans période de pause ou de récupération. Dans ce cas, le stress qui est censé être cyclique: période de stress intense - période de récupération - période de stress relatif - récupération. Si le corps ne peut entrer en récupération parce que l'objectif ne peut être atteint, le système nerveux reste comme "bloqué" en position "active". Il ne se permet plus le relâchement car il intègre que celui-ci pourrait être dangereux pour le système. L'affirmation "je dois tenir bon" devient "si je me relâche, je meurs" car le cerveau reptilien est binaire. Tant que les ressources en énergie sont disponibles, le système "tient bon", en effet. Il compense tant bien que mal... jusqu'à l'écroulement. Lorsqu'il se relâche, il est déjà trop tard. Il n'y a plus d'énergie restante pour se remettre.
Que faites-vous lorsqu'une personne dit : « Je sais que je devrais lâcher prise, mais je n'y arrive pas » ?Lorsqu'on fait de l'escalade et qu'on s'agrippe à la paroi avec l'énergie du désespoir, on sait que si on lâche prise, on meurt. Dans ces conditions, lâcher prise est impossible. Je ne fais pas intégrer le lâcher-prise à mes client/e/s. Je les aide à mobiliser leur énergie autrement: en développant la confiance qui leur permet de se mettre en sécurité pour se laisser porter par le courant ou les autres.
Quelle différence faites-vous entre stress ponctuel et sentiment d'être constamment sous tension ?La différence est dans le choix. Lorsque le stress est ponctuel, j'ai le choix de me laisser aller au repos. Lorsqu'il est symptomatique, je n'ai plus le choix que de rester en hypervigilance. Je suis hyperactivé. La kinésiologie est destinée à vous redonner le choix.
Qu'est-ce que vous proposez de faire entre deux séances ?Il y a toutes sortes de petits exercices à faire entre 2 séances qui sont destinés à aider à mieux ancrer le travail de la séance dans la réalité. Le changement passe par une nouvelle perspective et de nouveaux comportements. Je vous les transmets en fin de séance.