Accompagnement du stress

Kinésiologie et stress à Lyon

Quand le corps reste en alerte, comment retrouver de l'espace, du calme et des ressources ?

Synthèse illustrée : quatre regards sur le stress

Questions / Réponses

Comment reconnaissez-vous que quelqu'un est réellement sous stress ?Les manifestations du stress sont nombreuses: élévation du rythme cardiaque, troubles du sommeil et de l'oxygénation, tensions posturales (notamment de la chaîne posturale arrière), bruxisme, troubles digestifs et de l'alimentation... L'élevation du taux de cortisol en réponse au stress provoquent en plus l'oxydation des cellules qui entraîne un vieillissement prématuré de tous les organes du corps. En compensation au stress, on peut développer certaines addictions ou comportements compensatoires.
Pourquoi certaines personnes s'effondrent-elles après une période où elles semblaient tenir bon ?Le stress n'est pas nocif en soi. Il est destiné à mobiliser l'énergie du corps pour parvenir à atteindre un objectif fixé. Il devient nocif lorsque l'objectif est sans cesse renouvelé, sans période de pause ou de récupération. Dans ce cas, le stress qui est censé être cyclique: période de stress intense - période de récupération - période de stress relatif - récupération. Si le corps ne peut entrer en récupération parce que l'objectif ne peut être atteint, le système nerveux reste comme "bloqué" en position "active". Il ne se permet plus le relâchement car il intègre que celui-ci pourrait être dangereux pour le système. L'affirmation "je dois tenir bon" devient "si je me relâche, je meurs" car le cerveau reptilien est binaire. Tant que les ressources en énergie sont disponibles, le système "tient bon", en effet. Il compense tant bien que mal... jusqu'à l'écroulement. Lorsqu'il se relâche, il est déjà trop tard. Il n'y a plus d'énergie restante pour se remettre.
Que faites-vous lorsqu'une personne dit : « Je sais que je devrais lâcher prise, mais je n'y arrive pas » ?Lorsqu'on fait de l'escalade et qu'on s'agrippe à la paroi avec l'énergie du désespoir, on sait que si on lâche prise, on meurt. Dans ces conditions, lâcher prise est impossible. Je ne fais pas intégrer le lâcher-prise à mes client/e/s. Je les aide à mobiliser leur énergie autrement: en développant la confiance qui leur permet de se mettre en sécurité pour se laisser porter par le courant ou les autres.
Quelle différence faites-vous entre stress ponctuel et sentiment d'être constamment sous tension ?La différence est dans le choix. Lorsque le stress est ponctuel, j'ai le choix de me laisser aller au repos. Lorsqu'il est symptomatique, je n'ai plus le choix que de rester en hypervigilance. Je suis hyperactivé. La kinésiologie est destinée à vous redonner le choix.
Qu'est-ce que vous proposez de faire entre deux séances ?Il y a toutes sortes de petits exercices à faire entre 2 séances qui sont destinés à aider à mieux ancrer le travail de la séance dans la réalité. Le changement passe par une nouvelle perspective et de nouveaux comportements. Je vous les transmets en fin de séance.

À tester chez vous : 3 actions, 3 mouvements, 3 respirations, 3 points

2 actions

  1. EFT (voir fiche) Je reconnais mon stress, je prends conscience de mes tensions. Je tapote le sommet de mon crâne et je les dis tout haut. J'enchaîne en tapotant sur le coin intérieur de mon sourcil, puis sur le coin externe de mon sourcil. Je tapote sur l'os sous chacun de mes yeux, toujours en racontant comment c'est dans mon corps. Je tapote au dessus et en dessous de ma lèvre, juste sous mes clavicules, sous mes aisselles au niveau de mes seins, puis sous mes seins. Ces points d'EFT doivent me permettre d'accueillir la tension dans mon corps pour mieux la libérer.
  2. Lorsque je sens que le stress monte, je m'accorde une petite pause de 5 minutes pour marcher. Je pose les pensées envahissantes sur un morceau de papier en l'écrivant de mes mains, de droite à gauche. Je serre et desserre ma mâchoire, puis je bois un verre d'eau très fraiche. Je chantonne en tentant de faire toutes les notes possibles de plusieurs gammes de façon anarchique, en modulant l'intensite et sans suivre un air particulier. Je fais des grimaces en mobilisant le plus de muscles de mon visage possible puis je finis sur un sourire, que je garde une minute au moins sur mon visage. Je baîlle un petit coup et... You're set !

3 étirements

  1. Étirement doux du cou, sans tirer. Je bascule doucement mon menton en avant, sur chaque côté, en arrière. J'observe les zones qui "craquent" et j'insiste sur ces zones là.
  2. Je ferme les yeux et je visualise devant moi un écran. Un circuit de voiture en 8 couché apparaît sur l'écran. Je pense à une pensée douce, quelque chose qui me porte, une affirmation forte. Puis, j'imagine une voiture qui roule sur le circuit. Elle roule dans le sens de la montée: à chaque croisement, la voiture doit aller de haut en bas en montant dans le croisement. Je la suis des yeux pendant quelques minutes en respirant profondément, en expirant bien longuement, et en gardant en tête cette pensée positive.
  3. Je fais la posture de l'enfant: à genoux, j'enroule ma tête sur mon torse, mon menton proche de ma poitrine et j'étire les bras en avant. Je fais des mouvements de balancements d'avant en arrière.

3 respirations

  1. J'inspire par le nez en ouvrant bien profondément mes poumons et ma cage thoracique, puis à l'expire, je tapote les ailes de mes narines en soufflant par le nez également. Je m'allonge et pendant 60 secondes, je ne respire que par la narine gauche.
  2. 4 secondes inspiration / puis expiration la plus longue possible. A refaire plusieurs fois.
  3. Soupir physiologique: je prends le temps de bailler en ouvrant grand la mâchoire. Je la masse doucement du bout des doigts en me concentrant sur la zone juste en dessous de l'oreille. Je soupir plusieurs fois, comme lorsque je ressens du soulagement.

3 points d'acupression

  1. Yintang : entre les sourcils.
  2. PC6 / Neiguan : face interne du poignet.
  3. HT7 / Shenmen : pli du poignet, côté petit doigt.
Acupression : les points ci-dessous sont issus de la tradition de la médecine chinoise. Ce sont des pratiques traditionnelles de bien-être, pas des traitements démontrés.